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Samedi 26 juillet 2008

Tomislav Sunic a enseigné les sciences politiques aux Etats-Unis. Il est l'auteur de Homo americanus: Child of the Postmodern Age.  Il travaille  actuellement sur son nouvel ouvrage : La Croatie : Un pays par défaut.

Il livre dans ce texte que nous reprenons, une analyse très intéressante.


La Croatie est un vrai laboratoire pour étudier le phénomène de l'identité mimétique pris au sens large. Ce petit État se prête idéalement à une bonne étude d'un pays «malgré soi» et de la façon dont l'américanisme  joue un rôle déterminant dans la formation de sa conscience nationale.  Dans une large mesure, la  symbolique identitaire et la mauvaise appréhension de l'Autre furent à l'origine du conflit serbo-croate. A l'époque, les nationalistes croates ne pouvaient se définir sans afficher leurs sentiments antiserbes; aujourd'hui, en raison de nouvelles données géopolitiques, on se demande s'ils peuvent fonctionner sans pour autant singer l'américanisme.


Toute société multiculturelle, comme l'ex-Yougoslavie l'a bien montré, est profondément fragile et risque d'éclater à tout instant. Le climat du faux semblant multiethnique était la marque déposée de la Yougoslavie titiste qui avait réussi à duper un grand nombre d'observateurs occidentaux. Or l'Amérique s'est toujours fichée éperdument du sentiment identitaire, des Serbes comme des Croates. D'ailleurs, elle a inlassablement répété tout au long de l'année 1991 qu'elle ne donnerait pas son aval à l'indépendance croate et ainsi fut donné le feu vert à l'agression de l'armée yougoslave contre la Croatie. En 2008, en revanche, cette même Amérique n'a pas hésité à miser sur les sentiments antiserbes des Croates pour crédibiliser le processus de création de l'état-avorton du Kosovo.
 
Cependant, avec la rapide américanisation de la Croatie par le biais de l'OTAN et de l'Union  Européenne,  l'identité nationale croate est plus ou moins vouée à disparaître. Il s'agit d'une érosion « soft » mais elle est gravissime.  Le meilleur vecteur de ce phénomène est l'Amérique elle-même, car ce pays fonctionne de moins en moins comme un État tandis que son idéologie multiculturelle  « à la yougoslave »  devient un bon substitut pour les anciennes identités nationales. En ce début du XXIe siècle, le processus d'américanisation fait des nouveaux États des Balkans  une grotesque décalcomanie de la lointaine Amérique.

En dépit du caractère bouffon de leur imitation de tout ce qui est américain, imitation dont ils sont très fiers, les Croates et leur classe politique ne s'en croient pas moins les meilleurs héritiers de l'américanisme. Les anciens fonctionnaires communistes croates sont, en effet, convaincus d'en être les plus dignes émules. «Voilà pourquoi les anciens apparatchiks communistes, » remarque Claude Karnouh,  « tant ceux des institutions politico-policières que de l'économie planifiée, se sont si facilement adaptés à l'économie de marché et se sont complus à brader sans vergogne le bien commun par des privatisations massives qui représentent, à coup sûr, le plus grand holdup du siècle sur la propriété collective ».
 
La perception fantasmée de  l'Amérique ne fait que renforcer l'expansionnisme américain. On a beau critiquer les USA pour leur prétendu hégémonisme dans les Balkans, force est de constater que c'est souvent la singerie à laquelle se livrent volontairement les peuples croate, bosniaque, slovène et albanais qui sert de tremplin aux appétits américains.  La servilité des élites  croates envers les élites américaines est en quelque sorte la conséquence logique de leur ancienne soumission à l'égard de leurs précédents maitres, vénitien,  hongrois ou autrichien. Il n'y a pas si longtemps, c'étaient Belgrade et les Serbes qui rendaient les Croates «plus yougoslaves» que les Serbes eux-mêmes ; aujourd'hui, ce sont diverses institutions américaines qui mènent la danse en coulisse.  Autrefois, il était de rigueur pour les communistes croates de faire le pèlerinage de Belgrade ; aujourd'hui ce sont  Washington et, le cas échéant, Tel Aviv qui servent de  lieux saints à leur nouvelle identité.

On s'aperçoit vite que l'identité de l'homo americanus ne diffère pas beaucoup de celle de son homologue ex-communiste, l'homo jugoslavensis. Après une première extase suscitée par la liberté et l'indépendance, les Croates sont en train de perdre toutes traces d'une souveraineté que même l'ex-Yougoslavie  avait su tant bien que mal préserver. Pour l'homme de la rue, l'américanisation est  toujours perçue comme une promesse de richesse. Si l'Amérique ne les avait pas séduits par son apparente opulence, la plupart des Croates seraient encore bien heureux de vivre dans la Yougoslavie communiste.  Par son effet négatif, le référent «communiste» a longtemps servi de puissant support au rêve américain.
 
Au fond, dans la Croatie d'aujourd'hui, les élites politiques et médiatiques se composent essentiellement d'apparatchiks communistes qui se sont convertis après la Guerre Froide en idéologues du libéralisme et de l'américanisme, et dont la démocratie importée d'Amérique se réduit souvent à l'incantation de termes comme «droits de l'homme» ou «marché libre. Cela semble aujourd'hui bien arranger les institutions supra-étatiques comme l'OTAN ou l'EU car celles-ci ne semblent intéressées que par un seul but, à savoir permettre aux entreprises d'Europe Occidentale et d'Amérique de s'approprier les principales richesses industrielles et naturelles du pays. En conséquence,  les élites américaines ne s'étonnent pas du tout de voir les nouvelles élites croates conceptualiser le rêve américain et occidental d'une façon très éloignée de la réalité. En effet, des pays balkaniques aux pays baltes, la majorité des politiciens est-européens se compose de fils et de filles de communistes qui, pour des raisons géopolitiques et technoscientifiques, se sont recyclés et convertis en farouches Américanophiles. Rétrospectivement, on peut se demander dans quelle mesure les ex-post-communistes croates croyaient vraiment en leurs anciennes divinités communistes. Reste à découvrir maintenant s'ils resteront longtemps fidèles à leur nouveau credo du marché libre façonné par l'Amérique.

Le Croate moyen est souvent en proie à des accès d'identité négative comme en témoigne l'histoire de ses relations avec ses voisins, Serbes, Hongrois, Italiens ou autres. La dernière influence en date est celle des Américains. En raison de leur manque d'identité étatique, les dirigeants croates, à l'instar des autres fonctionnaires est-européens, ont appris, il y a bien longtemps, à survivre grâce a l'usage immodéré de la langue de bois. Aujourd'hui,  ils vont bruyamment applaudir les Américains et le jour suivant, ils se mueront aussi facilement en antiaméricains primaires.  La loyauté civique, l'esprit d'initiative, l'engagement professionnel et l'indépendance économique sont presque inexistants. Dans la Croatie postcommuniste, l'idée s'est répandue que pour réussir dans le libéralisme moderne tel qu'il est prêché par l'Amérique, il faut être un escroc. Pour tous les Croates rompus à la pathogenèse communiste, la "frime" politique est un mode de vie.
 

L'impact de l'américanisme en  Croatie se révèle d'ores et déjà plus nocif que le legs du yougo-communisme. Force est de constater qu'au moment où la répression communiste battait son plein en Croatie communiste, les universitaires américains enseignaient la scolastique freudo-marxiste, tout en prenant le multiculturalisme yougo-titiste comme modèle social. Plus tard, quand la Yougoslavie est morte, ces mêmes professeurs américains ont  jugé nécessaire de remplacer leur discours marxiste par un discours libéral. Mais ils n'ont pas abandonné pour autant leurs anciens objectifs de promiscuité mondialiste. De leur côté, au lendemain de la Guerre Froide, les dirigeants croates avaient  cru qu'à l'aide de slogans pro-américains, ils ouvriraient la route à l'occidentalisme et se dédouaneraient ainsi de leurs péchés communistes. Ce fut surtout évident en 2000, lors de l'arrivée au pouvoir d'une équipe profondément inféodée aux intérêts américains. Dès lors, la servilité vis-à-vis de l'américanisme ne connut plus de bornes. Tout le monde s'est gargarisé en Croatie de mots tels que «croissance économique», «privatisation», «globalisation», et «intégration euro-atlantique», sans savoir au juste ce que signifiaient ces expressions. Or, cette phase d'américanolâtrie arrive lentement à expiration, laissant de nombreuses interrogations quant à l'avenir des Balkans. On ne peut pas totalement éliminer l'hypothèse de voir les Croates, guéris de l'expérience libérale « made in USA », se retourner soudain, et par défi, vers des leaders plus musclés. L'Amérique, telle qu'elle a fonctionné dans l'imaginaire croate, est loin de se concrétiser. Il reste donc aux Serbes et aux Croates à définir quel est vraiment leur ennemi principal...

Tomislav Sunic
 


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Mardi 8 avril 2008
Tous les observateurs un peu sérieux de la scène géopolitique l'avaient prédit : l'accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République française allait ramener celle-ci, à coup sur, dans l'organisation militaire de L'Alliance atlantique. Et l'information s'est bien entendu confirmée puisque le retour au sein de l'OTAN est prévu pour 2009.

Bien sur, la gauche caviar et tout aussi atlantiste que Sarkozy va jouer aux vierges effarouchées mais dans le fond, participe à la défense du même système occidentaliste aux ordres des multinationales et de la superpuissance américaine.

Les gauchistes de tous poils vont peut être un peu se manifester avant de devenir les cadres sociaux-démocrates de l'Alliance atlantique de demain.

Alors qui reste-t-il pour agir contre ce retour en esclavage ? Les nationalistes européens bien sûr.

C'est pourquoi, le Comité "Nationalistes contre l'OTAN" appelle ses camarades français de toutes organisations et de toutes sensibilutés à unir ponctuellement leurs forces afin de montrer que les nationalistes européens d'aujourd'hui ne sont pas les pantins des occidentalistes mais bien leur plus déterminés adversaires.

Notre Comité, qui existe depuis 1999, s'est crée à l'occasion de la guerre menée par l'OTAN contre la Serbie afin de lui voler le Kosovo. Il a mené à cette occasion mais aussi, par après, de multiples actions souvent réussies et très médiatiques
voir "Qui sommes nous ?" http://antiotan.over-blog.com/article-71760.html)
voir "Nos actions en image" http://antiotan.over-blog.com/article-106471.html
voir "Manifestation contre Bush" http://antiotan.over-blog.com/article-129761.html

Comité particulièrement actif en Belgqiue, il a toujours fonctionné au niveau européen en collaborant à des initiatives dans le Nord de la France, aux Pays bas et en Serbie.

Notre comité est avant tout européen et c'est pourquoi, il ne veut et ne peut rester insensible à cette nouvelle fellonerie de Sarkozy. C'est pour cela aussi que nous somems prêts à mettre nos ressources, notre expérience et ce blog à le disposition de TOUS ceux qui seraient intéressés à lancer une campagne contr le retour de la France dans l'organisation militaire de l'OTAN.

Très bientôt, nous prendrons contact avec toutes les personnes potentiellement intéressés et intéressantes.

Pas de France dans l'OTAN ! Pas d'OTAN en France !



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Samedi 1 mars 2008
Lors de la guerre du Kosovo et du bombardement de la Serbie par l’aviation de l’OTAN, une vague d’anti-américanisme était apparue dans les milieux nationalistes européens. Les images de villes européennes bombardées par les USA et leurs alliés avaient démontré que les USA étaient des ennemis évidents pour l’Europe. Il n’échappait à l’époque à personne que les USA soutenaient une organisation islmao-mafieuse, l’UCK, contre un état souverain européen.
 
Mais les années ont passées. La machine de propagande pro-américaine s’est mise en route et les agents d’influence ont fonctionné à plein rendement avec un objectif : faire de la mouvance nationaliste ou identitaire, un précieux auxiliaire dans la préparation des opinions publiques européennes à l’idée que des guerres à répétition contre le monde arabo-musulman étaient inévitables, voire de bonnes choses.
 
Le problème est que, pendant ce temps là, les mêmes forces utilisaient les Islamistes en Europe. En Bosnie, en Tchétchénie et au Kosovo, l’appui américain aux forces islamistes a comme seul but de déstabiliser toute la région et l’Europe.
 
La déclaration illégale d’indépendance du Kosovo et les images de liesse des kosovars se promenant avec des drapeaux albanais et américains ont terminé de rappeler à notre public que les USA étaient les meilleurs alliés des islamistes dès qu’il s’agissait d’affaiblir l’Europe.
 
Cette brutale (re)prise de conscience s’est même manifesté chez certains groupes qui semblaient ne plus se positionner que sur un plan uniquement sécuritaire et anti-islamiste. Non sans certaines situations étonnantes comme à Strasbourg où la branche française du comité européen « Stop à l’islamisation de nos villes » a fort courageusement manifesté contre l’indépendance du Kosovo alors que la branche flamande de ce même comité, le Vlaams Belang a supporté les bombardements de l’OTAN en 1999 et n’a pas condamné la déclaration d’indépendance du Kosovo.
 
Néanmoins, en Flandre aussi, les mentalités semblent évoluer. C’est ainsi qu’outre « les solidaristes », ce sont les deux principaux syndicats étudiants nationalistes : le KVHV et le NSV qui ont condamné l’indépendance du Kosovo.
 
En Belgique francophone, le Mouvement NATION est le seul mouvement politique, y compris chez les nationalistes, a s’être déclaré contre cette indépendance et a avoir concrètement mené des actions militantes. Tous les autres "nationalistes", à l’exception du député Patrick Cocriamont (qui posa une question parlementaire sur le sujet) n’ont même pas parlé de ce fait qui est d’une gravité majeure pour l’équilibre géopolitique mais aussi historique de l’Europe.
 
Malgré ce bémol, le comité « Nationalistes contre l’OTAN » ne peut néanmoins que se réjouir de cette lucidité généralement retrouvée. Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour informer les militants et sympathisants nationalistes de toutes sensibilités afin que cette fois, cette légitime colère contre l’impérialisme US ne se laisse plus endormir par les occidentalistes de tous poils.
 
Plus que jamais : US GO HOME !

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Mardi 26 février 2008
Le Comité " Nationalistes contre l'OTAN" a bien entendu soutenu le rassemblement pour le Kosovo serbe du 24 février  dernier à Bruxelles. Rassemblement qui a vu 300 personnes se rassembler pour rappeler le caractère serbe de cette province et protester contre son indépendance illégale.

Il va de soi que l'attitude de l'OTAN, dans cette affaire, est tout simplement scandaleuse et partiale !

Vous pouvez voir, ci-joint, quelques photos de la manifestation où étaient présents de nombreux amis du Mouvement NATION.

Manifestation-Kosvo_24_f-vrier_2008-010.jpg

Manifestation-Kosvo_24_f-vrier_2008-008-copie-1.jpg Manifestation-Kosvo_24_f-vrier_2008-042.jpg Manifestation-Kosvo_24_f-vrier_2008-056.jpg Manifestation-Kosvo_24_f-vrier_2008-070.jpg

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Vendredi 25 février 2005

 

Les agences et quotidiens suivants ont parlé de notre action : Agence Belga, Het Nieuwsblad, La Libre Belgique à plusieurs reprises (et dont un article en ligne évoquait le sérieux de notre service d’ordre et expliquait clairement notre volonté de ne pas laisser le terrain de l’anti-impérialisme à la gauche), Metro (le quotidien le plus lu de Belgique) et la Capitale qui, elle, parla de notre minute de silence pour les victimes de l’impérialisme US.

 

Nous ne compterons évidemment pas ici les officines gauchistes, pas contentes du tout de notre présence et du succès de notre action.

 

Au niveau télévision, le résultat est encore meilleur puisque nous sommes passés dans quatre journaux télévisés (Télé Bruxelles, RTL, VRT, VTM). A noter particulièrement, les méthodes de VTM (chaîne flamande) qui est caractéristique de la manière de faire d’une certaine presse.

 

Ainsi, ils sont les seuls à ne voir que 60 manifestants là où même un site gauchiste en compte au moins 80 et alors que la réalité s’élève à une centaine. Ainsi, ils disent que la majorité des manifestants provenaient des Pays Bas, ce qui est faux puisque la grande majorité du groupe était composé de francophones mais aussi de flamands de Belgique. Enfin, plutôt que d’interviewer un responsable du comité, ils ont discrètement interviewé à part un personnage haut en couleur et en l’encourageant manifestement à dire n’importe quoi.

 

A cette occasion, nous tenions à préciser que cette personne, dont un bref interview est passé à VTM, n’est pas un des responsables de notre comité, qu’il a parlé à la presse de sa propre initiative malgré les demandes des organisateurs aux participants de ne pas le faire et que ses propos n’engagent que lui et ne sont pas partagés par le Comité.

 

Bref, à part la vision déformée de certains médias (mais que pouvions nous en espérer ?), nous avons sans conteste une fois de plus fait partie de l’actualité.

 

 

 

Par Comité - Publié dans : antiotan
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